dimanche 8 septembre 2013

GOOD MORNING

image ici
Dessin de Naji al-Ali
caricaturiste palestinien
.

PAIX

Dessin de Picasso

Vous allez voir qu'un jour
on va nous déclarer la paix
et que nous ne serons pas prêts.
.
Tristan Bernard
.

samedi 7 septembre 2013

S'ENVOLENT LES COLOMBES


Rodolphe Burger, Alain Baschung

S’envolent les colombes
Se posent les colombes
.
Poète palestinien
.

Regarde l’hiver est fini
la pluie a cessé elle s’en va

On voit des fleurs dans ce pays
le moment de la chanson est arrivé

On entend la voix des tourterelles dans notre pays
Première figue du figuier
les vignes en fleur donnent une odeur

Lève-toi
mon amie ma belle

En avant
(…)

Le Cantique des Cantiques  -La Bible -
Traduction Olivier Cadiot

Chagall

vendredi 6 septembre 2013

COLOMBE

photo personnelle

La colombe est, dans la tradition chrétienne,
une représentation de la troisième personne de la Trinité,
le Saint-Esprit.
On l'a souvent imaginée survolant la tête du Christ
lors de son baptême dans le Jourdain,
et les fameux dons du Saint-Esprit
sont la plupart du temps
représentés par sept colombes.

Marc Chagall
Le cantique des cantiques
.
La symbolique de cet oiseau,
dont la douceur des mœurs est exceptionnelle,
est présente dans de nombreuses traditions :
c'est la colombe qui apporte à Noé
le rameau d'olivier marquant la fin du Déluge.

C'est encore une colombe qui est l'oiseau favori
de la déesse de l'Amour, Vénus.
.


jeudi 5 septembre 2013

LE SAINT-ESPRIT EST FEMININ

image ici

Ce n'est pas très connu,
mais il faut savoir que le Saint-Esprit,
au départ, était féminin.

Dans la Bible hébraïque,
il est désigné par le substantif féminin rûah,
qui signifie très concrètement le souffle ou le vent.

On le traduira ensuite
en grec par "pneuma" et en latin par "spiritus",
deux substantifs masculins,
qui ont le même sens,
mais un genre différent.

Sa nature "féminine" subsiste néanmoins
dans le fait qu'on le représente très souvent
sous la forme d'UNE colombe...

(ancien symbole lié à la déesse)

Parfois, on l'associe à Sophia,
la sagesse divine.
.
La Licorne
.


La Bible parle de la sagesse divine au féminin,
alors que pour les catholiques actuels
Dieu est indiscutablement masculin.

Pour Platon, la philosophie
se référait à l'amour de la sagesse.


(Le mot « philosophe »,
utilisé initialement par Pythagore,
signifie “Amoureux de Sophie”,
étant donné que les philosophes étaient d’abord
des mystiques et dévots de la Déesse.)

Durant les premiers siècles du christianisme,
Sophia était vénérée en tant que
principe féminin de Dieu
dans la trinité du Père, du fils et du Saint-Esprit.
(...)

La Sainte Trinité
.
L'idée de la trinité n'était pas nouvelle;
elle remontait aux triades bien plus anciennes
de la jeune fille, la mère et la vieille femme,
qui reflétaient les cycles lunaires et saisonniers,
et à la triade de la mère, du père et du fils.

Avec la montée des patriarches de l'Ancien Testament
dans le courant dominant du christianisme,
Sophia a perdu son rôle de conjointe de Dieu,
son aspect féminin,
pour devenir un personnage déchu
ayant besoin de rédemption.
.
On fête la Sainte Sophia le 28 novembre,
lui sont associées les couleurs rouge et blanc,
mais aussi la colombe,
le croissant de lune, l’étoile,
la coupe et l’arbre.

Le culte de Sophia a survécu surtout en Russie.
.
Texte ici
.
Vidéo avec Michel Cazenave :
"Sophia, la sagesse divine"
.

Présence féminine
dans une représentation de la Trinité
- Eglise d'Urschalling en Bavière -
.
 
 
 
 

mercredi 4 septembre 2013

DIEU PERE ?





Tous les chrétiens connaissent
la prière du "Notre-Père",
prière transmise directement  par Jésus.

Mais ce qu'on sait moins, c'est que le texte
qui est habituellement récité
est une traduction de traduction
de traduction...
(araméen-hébreu-grec-latin-français)
.
Or, dans la version araméenne...
que voici :

image ici
.
Abwoon d’bashmaya
Netqaddash shmakh
Tete malkootakh
Nevwe zviyanuckh ayekana d’bashmaya aph b’arah’
Havlan lahma d’sunqanan yaomana 
Washbwoqlan khawine wakhtahine aykana daph
shinnan shbvoqan l’ayabayin 
Wela tahlan l’nesyuna
Ela patsan min bisha
Metul dilakhie malkuta wahayla
watehbuhta l’ahlam almin,
Ameyn 

...le mot désignant Dieu :
"Abwoon"
n'est ni féminin ni masculin.

Dans cette langue,
qui était celle de Jésus au quotidien,
ce mot désigne donc un "divin"
qui n'est ni mâle ni femelle...
(comme le Aum des hindous)
.



De même, dans le livre
"Dialogues avec l'Ange",
l'Ange ne désigne l'Etre suprême
que par un pronom :  "Ö".
Or, ce pronom, dans la langue hongroise,
 n'est ni masculin, ni féminin,
mais les deux à la fois.
.
"Ö est le masculin et le féminin,
le Père et  la Mère,
force et  sagesse,
toute-puissance et  tendresse."
.
(Extrait de la préface du livre)
.
La Licorne
.


mardi 3 septembre 2013

DIEU MATERNEL

Détail du tableau de Rembrandt:
"Le fils prodigue"


Nous sommes en train de sortir
doucement du patriarcat en Occident
et ce n'est pas un hasard si l'on assiste dès lors
à une transformation des représentations divines.

Non pas qu'on passerait de la représentation
d'un dieu barbu à une déesse aux cheveux longs,
mais les croyants, qui savent bien que Dieu n'a pas de sexe,
lui attribuent des qualités plus féminines qu'avant.

Le visage actuel du Dieu
auxquels adhèrent la majorité des croyants
est un Dieu aimant, enveloppant, protecteur...
bref, maternel !!!
.
"Dieu en questions"
.
(Vidéo sous le lien)
.

lundi 2 septembre 2013

FEMININ SACRE ET MASCULIN DIVIN



En profondeur, il y a un homme en toute femme,
et une femme en tout homme.
Du point de vue biologique,
chaque organisme contient à la fois
des hormones masculines et des hormones féminines.
Du point de vue psychologique, les recherches ont montré
que chaque homme a un aspect féminin,
et chaque femme un aspect masculin.
(« anima-animus »)
.
Texte ici
.

Conférence de Diane Bellego





dimanche 1 septembre 2013

YIN ET YANG, HOMME ET FEMME





La Voie, ou Tao,
a pour démarche et objectif
d’unir le Yin et le Yang.
L’un n’a pas de sens
sans l’existence et l’épanouissement de l’autre.
L’un n’a pas plus d’importance que l’autre.

Alors que le Yang va puiser sa source,
son énergie dans le Yin,
celui-ci permet aussi au Yin
de se réaliser et de s’épanouir.

Le Yang ne vit pas sans le réservoir d’énergie
que constitue pour lui le Yin.
Le Yin vit mais ne produit rien sans le Yang,
il est inerte, tel un potentiel inexploité.


Le Yin est incarné par la femme,
alors que le Yang l’est par l’homme ;
de la même façon, le Yang est Ciel,
alors que le Yin est Terre.

Amusez-vous à remplacer Yin par femme
et Yang par homme dans le paragraphe précédent
et vous pourrez peut-être prendre conscience
de beaucoup de choses qui se mettent en place
Texte entier ici
.
Article "Réconciliation"
.



samedi 31 août 2013

QUAND LES FEMMES S'EVEILLERONT

image ici

La femme n'est pas seulement l'avenir de l'homme,
elle est aussi notre avenir à nous.
Nous avons encore du mal (...) 
à concilier notre personnalité active, conquérante,
dominatrice, performante, utile et efficace,
avec notre versant féminin.

Etre femme est un chemin.

Il nous reste aujourd'hui à rencontrer
notre nature profonde, faite de joie, de foi en la vie,
valeurs qui paraissent encore désuètes et secondaires
et méritent pourtant que nous nous battions
(valeurs masculines)
pour elles.

Si j'osais, je lancerais un appel
aux femmes du monde entier.
Je leur demanderais d'oser
D'oser le vide, la lenteur, l'amour de soi, la gratuité,
sans besoin d'être utiles, parfaites.
D'oser le respect de soi, nécessaire au respect de l'autre,
d'oser donner la priorité à la vie.
Elles n'en seront que plus "utiles", plus "productives".

Si j'osais, je leur dirais :
"femmes de tous pays, unissez-vous."
C'est en respectant vos valeurs profondes
que tout naturellement, vous les propagerez
autour de vous comme une flamme.
Et à chaque instant de votre vie quotidienne.
.
Valérie Colin-Simard
Extrait de son livre
.
image ici

vendredi 30 août 2013

OUBLI...

image ici

Au fil des derniers millénaires,
il semble bien que nous ayons
« oublié en route les valeurs du féminin ».

Et que « nous ne nous rendions plus compte
à quel point nous obéissons aujourd’hui
aux seules et uniques valeurs masculines" .(*)
.
D'après Valérie Colin-Simard
.
.
.

(*) Très rapidement :

Valeurs masculines :
Action, force, performance,
volonté, compétence,
vitesse, efficacité, précision,
planification, organisation, loi,
technique, organisation, productivité,
objectivité, intellect, logique, chiffres,
contrôle, hiérarchie, compétition,
pouvoir...
.
Valeurs féminines :
Réceptivité, intériorité, profondeur,
intuition, sensibilité, ressenti,
subjectivité, émotions, compassion,
protection, tendresse, patience,
instinct, spontanéité,
liens, relations, coopération,
harmonie, créativité, fécondité,
puissance de vie...
.
On peut résumer en disant
que les valeurs masculines tournent autour du "FAIRE"
et que les valeurs féminines tournent autour de l'"ETRE".
.
A force de nous concentrer sur le "faire",
nous avons tous, hommes et femmes,
oublié d'"être"...
.
La Licorne
.

jeudi 29 août 2013

GUERRE INTERIEURE ?

image ici

Aujourd'hui, même s'il en est à son crépuscule,
nous sommes encore à l'ère du Patriarcat.

La femme aujourd'hui, au moins sur le plan des principes,
est en Occident l'égale de l'homme.
Prétendre l'inverse est même passible des tribunaux.

Si la guerre des sexes n'est plus que rarement
sous les feux de l'actualité, elle semble s'être déplacée
sur un autre terrain : celui des valeurs.

Si nous sommes tous (ou presque) convaincus en Occident
qu'une femme a la même importance qu'un homme,
il n'en est pas de même des valeurs du féminin.

Nous continuons, que nous soyons hommes ou femmes,
à les considérer comme secondaires voire accessoires.
Nous plaçons l'intellect sur un piédestal
au détriment de nos émotions.
Ou nous survalorisons le travail
et nous négligeons le repos.
Je pourrais également citer en guise d'exemple
la passivité ou la vulnérabilité,
quasiment devenues des insultes
alors que l'action et la force sont, elles, vénérées.
Les conséquences de ce mode de pensée
dans notre vie quotidienne et pour la planète,
sont considérables.

La guerre entre les valeurs
du masculin et du féminin
continue donc, souterraine,
à l'intérieur de nous-mêmes.
Et à l'ère du Patriarcat, devinez qui l'emporte ?

Comme pour ces femmes et ces hommes hyperactifs,
obnubilés par les chiffres, le résultat et l'efficacité,
qui ne laissent aucune place au repos,
à ce qu'ils ressentent, encore moins à leur intériorité.
.
Valérie Colin-Simard
.

mercredi 28 août 2013

VERS UN AUTRE MONDE ?



"La belle verte" : un film que j'aime bien...
et qui remet en cause, avec beaucoup d'humour,
le monde actuel...et ses valeurs.
.
A voir ...ou à revoir !
(ci-dessous le film complet)
.


mardi 27 août 2013

FIN D'UN MONDE GUERRIER

image ici

Jamais dans le monde autant de femmes et d'hommes
n'ont contesté aussi clairement
le modèle de rapports humains
masculin dominateur/féminin-dominé,
qui est le fondement idéologique
du monde de type dominateur.

On dénonce l'idée même de la "guerre des sexes"
inhérent à ce modèle ainsi que la vision qui en découle
de "l'autre" comme "ennemi".

On commence à se rendre compte
qu'une réévaluation et une transformation
des rôles respectifs des femmes et des hommes
sont indispensables si nous voulons passer
à un niveau de conscience plus élevé
des capacités solidaires ou affinitaires de l'humanité.
.
Le plus important, peut-être
est que les femmes et les hommes
contestent de plus en plus l'axiome de base
de la société androcratique  selon lequel
la domination et la violence guerrière mâle
seraient inévitables.
.
 Riane Eisler
"Le calice et l'épée"
.

lundi 26 août 2013

HISTOIRE DE L'HUMANITE : DOMINATIONS SUCCESSIVES



La domination des femmes sur les hommes
a duré plus de trente mille ans,
celle des hommes sur les femmes
près de cinq mille ans.

Une fois exhumée, cette histoire de l'humanité
me paraît d'une brûlante actualité.


A l'ère du Matriarcat,
à travers le culte de la déesse-mère,
le mode de pensée mettait sur un piédestal
la célébration de la nature, de la Vie,
de la communauté.
A leurs côtés, l'individu,
surtout s'il était de sexe masculin,
paraissait secondaire.
Le principe féminin dominait le principe masculin.

Ensuite, ce fut l'inverse.
Le principe féminin qu'est la Vie fut mis -de force-
au service du principe masculin qu'est l'action.
Et la guerre.
Certains, bien plus tard, allèrent même
jusqu'à  parler des êtres humains
comme de la "chair à canon".

L'ensemble des valeurs du féminin
furent alors reléguées à un rang secondaire,
loin derrière les valeurs du masculin.
A titre d'exemple, le respect des lois et de la propriété
devint plus important
que le respect de la Nature et de la Vie.
.
Valérie Colin-Simard
.
Vidéo :
Rencontre avec l'auteur(e)
.


dimanche 25 août 2013

ORDRE PATRIARCAL



En ayant démonisé et réduit le féminin
à l’état de "corps sans âme",
l’ordre patriarcal, qui a, par contre,
magnifié le viril au delà de toute mesure

(non le masculin en soi,
mais cette caricature qu’est le viril conquérant,
tissé de violence, de compétition, de mépris de l’autre,
et devenu une véritable machine de mort),

a engagé le monde sur la voie des guerres sans fin.
.
.

INVERSION DES VALEURS


Peu à peu, au fur et à mesure
de la prise de pouvoir du "Masculin guerrier", 
on va assister à un renversement total
des anciennes valeurs "féminines"...

Tout ce qui est relatif au Féminin
va désormais être présenté
comme négatif et même diabolique...
.
Notre-Dame de Paris : 
le serpent "féminin"...

L'exemple le plus clair et le plus flagrant
étant l'image du "serpent"...

Ancien symbole de la Déesse-Mère-Nature
et de ses métamorphoses,
emblème vital
des religions cananéennes et égyptiennes,
allié du Féminin sacré,
il devient, dans la Genèse (*)
le symbole absolu du Mal...

On verra également cette inversion de valeurs
au moment de la persécution des femmes :
la grande "chasse aux sorcières" du Moyen-Age...


Le chat, la chouette, le chaudron...
tous ces éminents symboles du Féminin,
à l'origine très positifs 
(représentant l'intuition et la sensualité féminines,
la sagesse, le pouvoir de guérison...)
deviennent alors les emblèmes de la "sorcellerie"
et les "signes" du diable...
.
La Licorne
.

MYTHOLOGIE GRECQUE : GUERRE CONTRE LE FEMININ

Heraclès et le taureau crétois

La mythologie grecque mettait en scène
une époque historique précise :
celle de la guerre de conquête
contre l’antique culture
du divin féminin :
c’est la longue mise en place
des dieux patriarcaux
qui y est racontée.
.
.
image ici

Il est intéressant de constater
que les douze travaux d'Hercule
consistent en fait à vaincre, un par un,
tous les grands symboles du Féminin sacré :
le taureau, le lion, la biche,
le serpent, la jument, les oiseaux...etc.




A la suite de Gilgamesh,
il est celui qui "met à terre",
par la force des muscles
et le combat guerrier,
les attributs et les vestiges
du règne de la Grande Déesse.

Devenu "immortel",
il installe pour longtemps
l'archétype du "Dieu mâle"
dans les cieux de l'Olympe.
.
La Licorne
.

LE FEMININ SACRE EFFACE PAR LE PATRIARCAT

Livre de F.Gange
sur notre mémoire ensevelie

.
Gilgamesh, fondateur de l’ordre patriarcal
et qui inspirera directement
le personnage grec d’Héraclès,
est l’ancêtre de notre culture violente,
tournée vers la conquête sans fin des biens matériels
et la désacralisation du monde,
désacralisation du féminin et de l’union d’amour
entre les deux grands principes masculin et féminin…

Plus tard arriveront
dans une suite malheureusement « logique »,
la violence généralisée,
le non respect des équilibres naturels,
la pollution, l‘épuisement des ressources de la terre,
les armes à destruction massive...
.
.


...dans les Mystères Antiques,
la Femme et la Nature étaient Une…

« Ce que l’on fait à la nature,
on le fait aux femmes
et ce que l’on fait aux femmes,
on le fait à la Nature. »
.
Texte ICI
.



Il nous faut retrouver le « grand féminin »,
en chacun de nous, homme ou femme,
 le ré-introduire à part égale à côté d’un pôle masculin
non plus conçu comme dominateur et dressé au contrôle,
à la hiérarchie et à la seule « rentabilité »,
mais généreux, responsable et « ami du féminin »,
loin des peurs, des méfiances et des jalousies
que la société responsable de la séparation
entre les deux polarités, nous a inculquée.

Il nous faut réconcilier de toute urgence
les deux moitiés de l’humain, tâche vitale,
et pour cela que la femme tourne le dos
aux pauvres rôles de prostituée/servante
ou d’hommasse « sans état d’âme »,
selon une expression très affectionnée aujourd’hui,
et que l’homme retrouve sa générosité, sa force morale,
sa vitalité au service de la vie
et non plus au service de l’avoir,
de la compétition et de la guerre qui en découle.

Un certain nombre de mouvements aujourd’hui,
essayent de refaire ré-emerger ce monde de la vie,
du respect, du partage, de la responsabilité,
de la réunion corps/esprit, féminin/masculin,
c’est à dire finalement de la joie d’exister ensemble.
.
Françoise Gange
.
(titre du livre dans l'ancienne édition :
"Les Dieux menteurs")




samedi 24 août 2013

SOUVERAINETE PERDUE


Il est très difficile d'extrapoler
 à partir des bribes de textes ou d'objets
qui nous sont parvenus 
quelle était l'existence réelle, dans le détail,
des femmes sur ces milliers d'années.
On risque toujours d'interpréter et de projeter ses désirs,
mais tout concorde à montrer
que les femmes de ces époques primitives
étaient plus épanouies, plus fières de leur sexe,
plus confiantes dans leur valeur
que les femmes d'aujourd'hui.

Elles régnaient de plein droit
sur certains aspects de l'existence :
la procréation et le sens du divin,
et d'autres pouvoirs en découlaient.
L'indépendance par rapport à l'homme
et sur le plan économique allait de soi.

Elles n'excluaient même pas
certains comportements guerriers
quand il le fallait. Mais les hommes
ont manifestement développé un talent guerrier
et un goût pour le combat beaucoup plus grand
et, par la force et la ruse,
ils vont changer l'ordre des choses,
récupérer le pouvoir religieux,
remplacer les déesses par des dieux,
édicter des lois qui transmettent l'héritage de père en fils
et non plus de mère en fille,
cloîtrer la femme à la maison
et l'exclure des activités économiques,
et finalement la déposséder de tous ses droits
pour la rendre soumise à l'homme.
.
Paule Salomon
"La femme solaire, 
la fin de la guerre des sexes"
.