jeudi 19 mai 2016

QUI M'AIME ME SUIVE...:-)

 
 
 
Fabulo s'arrête,
mais l'aventure continue...
 
Naissance d'un nouveau lieu de partage :
ça s'appelle "Le fil d'Ariane"
et c'est ICI...
.
 
Au plaisir de vous y retrouver !
.
 
La Licorne
.




jeudi 28 avril 2016

NUIT DEBOUT (2)

 
Ne doutez pas du fait
qu'un petit nombre de personnes
engagées et déterminées
en fait, c'est toujours de cette façon
que ça s'est produit...
.
Margaret Mead
.
 
 
Réagir avant qu'il ne soit trop tard
Agir pour un autre monde
Pour un monde qui nous ressemble
Pour un monde qui nous rassemble
Main-tenant.
 
Toute REVolution commence par un Rêve
Et tout rêve peut devenir Réalité.
.
La Licorne
 
Le secret du changement consiste
à concentrer son énergie
pour créer du nouveau
et non pas pour se battre contre l'ancien.
.
Dan Millman
.
 
 

 



dimanche 17 avril 2016

NUIT DEBOUT

 
 


Et nous sommes debout maintenant, 
mon pays et moi, 
les cheveux dans le vent, 
ma main petite maintenant dans son poing énorme 
et la force n'est pas en nous, 
mais au-dessus de nous, 
dans une voix qui vrille la nuit...
(...)
.
Aimé Césaire
.



Site : Nuit debout
.



jeudi 25 février 2016

7 ANS



Vous savez quoi ?

Aujourd'hui,
Fabulo a...7 ans !
Eh oui, déjà !

L'aventure avait commencé ici
avec une simple brouette...
et l'envie de ramasser
quelques pierres sur le chemin...

Que de chemin parcouru depuis !
Que de "petits riens" partagés
avec vous au fil des jours...
Que de belles rencontres !

Mais, aujourd'hui,
après environ 3000 articles publiés
et 500 000 pages visitées,
j'éprouve le besoin de faire une grande pause...
de reprendre du souffle et des forces...

Je profite donc de cette date anniversaire
pour mettre Fabulo en repos  prolongé...
et je vous donne rendez-vous
plus tard...
ici...ou ailleurs...
je ne sais pas encore...
à quel endroit
je retrouverai le goût
et le temps ...de "fabuler"...:-)

En attendant, n'hésitez pas
à venir faire un tour...
sur mes autres blogs...
Je suis toujours là !

Amitiés à tou(te)s !

La Licorne
.

Un dernier (?) petit cadeau  :




mercredi 24 février 2016

RIRE...



Ne jamais exiger quoi que ce soit - attendre.
Ne jamais, à personne, rendre compte de ce que tu vis - rire.
Ne jamais t'imaginer cause d'un bien - rire, encore.
Ne jamais chercher une aide - attendre, encore.
.
Christian Bobin
.

mardi 23 février 2016

VACUITE



C’est à être du monde que nous sommes conviés :
mais non pas comme un étant parmi les autres,
une chose, un objet, fermés sur soi ;
pas davantage comme un sujet pensant tout maîtriser
en lui et autour de lui ;
plutôt comme un ciel sans idée,
une vacuité parfaite,
une clairière ouverte où viennent vibrer
tous les chants d’oiseaux du monde.
.
.

lundi 22 février 2016

TROP LONGTEMPS




Faire trop longtemps la même chose, 
au même endroit, à la même heure, 
cela rend vieux.
Christian Bobin
.

dimanche 21 février 2016

CERTITUDE ET INCERTITUDE



Le désir de liquider l'Incertitude peut alors nous apparaître 
comme la maladie propre à nos esprits, 
et tout acheminement vers la grande Certitude 
ne pourrait être qu'une grossesse nerveuse.

La pensée doit donc s'armer et s'aguerrir 
pour affronter l'incertitude. 
Tout ce qui comporte chance comporte risque, 
et la pensée doit reconnaître les chances des risques 
comme les risques des chances.
.
Edgar Morin
.

samedi 20 février 2016

CHANGEMENT



Le changement véritable vient d'un abandon
pas d'une accumulation.
.
Yvan Amar
.

vendredi 19 février 2016

UNE DES MEILLEURES CHOSES



Une des meilleures choses au monde,
la proximité d'une amitié lointaine.
.
Edgar Morin
.

jeudi 18 février 2016

POIGNEE DE LUMIERE



L'intelligence est la force, solitaire, 
d'extraire du chaos de sa propre vie 
la poignée de lumière suffisante 
pour éclairer un peu plus loin que soi - 
vers l'autre là-bas, 
comme nous égaré dans le noir.
.
Christian Bobin
.

mercredi 17 février 2016

NOIR



Il faut que le noir s'accentue 
pour que la première étoile apparaisse.
.
Christian Bobin
.

mardi 16 février 2016

NUIT



La nuit n'est jamais complète. 
Il y a toujours puisque je le dis, 
Puisque je l'affirme, 
Au bout du chagrin, 
une fenêtre ouverte, 
une fenêtre éclairée. 
Il y a toujours un rêve qui veille, 
désir à combler, 
faim à satisfaire, 
un cœur généreux, 
une main tendue, 
une main ouverte, 
des yeux attentifs, 
une vie : la vie à se partager. 

Paul Éluard
.

lundi 15 février 2016

BOBIN

Vidéo trouvée chez Acouphène


Bobin nous parle ici de sa jeunesse,
de l'écriture, de la poésie, du sacré...
mais surtout, surtout,
 de la Vie...
.
La Licorne
.

dimanche 14 février 2016

SAINT-VALENTIN

photo personnelle

Je t'aime pour toutes les femmes que je n'ai pas connues 
Je t'aime pour tous les temps où je n'ai pas vécu 
Pour l'odeur du grand large et l'odeur du pain chaud 
Pour la neige qui fond pour les premières fleurs 
Pour les animaux purs que l'homme n'effraie pas 
Je t'aime pour aimer 
Je t'aime pour toutes les femmes que je n'aime pas
Qui me reflète sinon toi-même je me vois si peu 
Sans toi je ne vois rien qu'une étendue déserte 
Entre autrefois et aujourd'hui 
Il y a eu toutes ces morts que j'ai franchies sur de la paille 
Je n'ai pas pu percer le mur de mon miroir 
Il m'a fallu apprendre mot par mot la vie 
Comme on oublie
Je t'aime pour ta sagesse qui n'est pas la mienne 
Pour la santé 
Je t'aime contre tout ce qui n'est qu'illusion 
Pour ce cœur immortel que je ne détiens pas 
Tu crois être le doute et tu n'es que raison 
Tu es le grand soleil qui me monte à la tête 
Quand je suis sûr de moi.
.
.


photo personnelle

samedi 13 février 2016

LA VIE EST SACREE




Je ne crois pas grand chose.
Je ne crois même en vérité qu'une seule chose.
Mais cette certitude a coulé partout, a tout imbibé.
Pas un fil de l'existence n'est resté sec.
Elle tient en deux mots : la vie est sacrée.
.

vendredi 12 février 2016

LA QUESTION DU SACRE



A partir de ma double culture française et musulmane, 
j'essaie d'expliquer que nous sommes tous maintenant, 
musulmans et occidentaux, et la planète entière avec nous, 
confrontés à une immense question qui fait 
son grand retour au milieu du monde humain: 
la question du sacré.

Voilà le défi du siècle qui s'ouvre. 
Il nous renvoie non pas à la crise écologique, 
ni aux crises financières ou politiques, 
ni aux crises géopolitiques, 
mais à la mère de toutes les crises : 
celle du spirituel.
.
Et s’il y en a un,
 voilà le vrai visage du totalitarisme aujourd’hui : 
la conspiration terrible, tyrannique et secrète 
de toutes les forces intellectuelles et sociales 
qui condamnent l’être humain 
à une existence sans aucune verticalité.



jeudi 11 février 2016

CRISE




Le changement du monde n'est pas seulement
création, progrès, 
il est d'abord et toujours décomposition, crise.
Alain Touraine 



mercredi 10 février 2016

SCIENCE ECONOMIQUE ET GLOBALITE




La science économique est de plus incapable d'envisager 
ce qui n'est pas quantifiable, 
c'est-à-dire les passions et les besoins humains. 
Ainsi l'économie est à la fois la science 
la plus avancée mathématiquement 
et la plus arriérée humainement. 
Hayek l'avait dit :«Personne ne peut être
 un grand économiste 
qui soit seulement un économiste.» 
Il ajoutait même qu'« un économiste 
qui n'est qu'économiste devient nuisible
et peut constituer un véritable danger.
.



En fait, on ne peut séparer l'économique, l'historique, 
le psychologique, le mythologique, etc. 
Einstein le montrait déjà à son époque. 
Il était un globaliste-mathématicien, penseur, ingénieur, 
quelqu'un qui essayait d'avoir des concepts. 
Il adorait jouer du violon, il « perdait son temps » 
à s'intéresser à l'art, à la politique... 
Les spécialistes, eux, 
se contentent de vérifier ses théories.
.
Edgar Morin
.

dimanche 7 février 2016

PARLER VRAI



Nous avons besoin, d'urgence,
de personnes qui abordent les vrais problèmes,
sans langue de bois,
de personnes qui "parlent vrai"...
.
Je vous recommande donc
 ces cinq vidéos de Pierre Rabhi :

1) Histoire, Peur et Connaissance, Education
2) Economie, Croissance, Dérives, Valeurs
3) Agriculture, Ecologie, Proximité, Santé
4) Ecologie, Spiritualité
5) Révolution humaine, Sobriété heureuse
.
La Licorne
.


LE MOT JUSTE



La différence entre le mot presque juste et le mot juste 
est réellement une question d'importance - 
c'est comme la différence entre la foudre et la luciole.
.
Mark Twain
.
.

samedi 6 février 2016

LANGAGE POLITIQUE



De nos jours, le discours politique est en grande partie
 la défense de l'indéfendable.
(…) 
Le langage politique doit donc être en grande partie 
composé d'euphémismes, de questions rhétoriques
et de pur flou brumeux.
.
George Orwell
.

vendredi 5 février 2016

MESURES UTILES




L'on peut trouver des motifs d'utilité
pour tous les commandements
et pour toutes les prohibitions.

Défendre aux citoyens
de sortir de leurs maisons serait utile ; 
car on empêcherait ainsi tous les délits 
qui se commettent sur les grandes routes.

Obliger chacun de se présenter tous les matins 
devant les magistrats serait utile ; 
car on découvrirait plus facilement 
les vagabonds et les brigands qui se cachent 
pour les occasions de faire le mal. 
.
Benjamin Constant
.
Si vous voulez une totale sécurité, allez en prison.
Vous y serez nourris, vêtus, assistés médicalement, etc.
Il ne vous manquera que la liberté.
.
Dwight D. Eisenhower

.


jeudi 4 février 2016

LEGALITE ET LEGITIMITE



Je souligne toujours l'écart entre légalité et légitimité. 
Je considère la légitimité des valeurs 
plus importante que la légalité d'un État. 
Nous avons le devoir de mettre en cause, 
en tant que citoyens,
 la légalité d'un gouvernement.

Nous devons être respectueux de la démocratie, 
mais quand quelque chose nous apparaît non légitime, 
même si c'est légal, il nous appartient de protester, 
de nous indigner et de désobéir.
.
Stéphane Hessel - 2010
.

lundi 1 février 2016

HABITUDE ET CHANGEMENT



L'ennui avec le Mal, c'est qu'on s'y habitue,
il faut du génie pour inventer.
.
Jean-Paul Sartre
.
L'immobilité et le poids des choses
semblent la part sérieuse.
Le mouvement créatif et le changement paraissent, eux,
des sortes d'accidents qui viennent s'ajouter,
pour ne pas dire déranger.

Christiane Singer



dimanche 31 janvier 2016

CREER



jeudi 28 janvier 2016

TOUT IRA MIEUX DEMAIN




Attendons l'aube, si tu veux bien
Tout ira mieux demain
.
Lilian Renaud
.


mercredi 27 janvier 2016

QUAND JE N'Y SUIS PAS

image ici

Encore des lettres aujourd'hui
toutes sortes de phrases
mêlées aux vôtres
Parfois je réponds et parfois non 
C'est comme le téléphone 
il sonne je le regarde sonner
il y a des jours
où je ne suis pas dans mon nom 
pas dans mon sang pas dans mes yeux 
des jours des semaines des mois
je laisse 
les lettres parler le téléphone hurler
C'est une affaire de bon sens 
Je ne peux répondre qu'en ma présence 
Seulement voilà que faire 
quand je n'y suis pas
.
Christian Bobin
.

mardi 26 janvier 2016

SILENCE



Le vrai silence est au bout des mots
Mais les mots justes ne naissent
qu'au sein du silence ...
.
François Cheng
.

lundi 25 janvier 2016

MALHEUR



Aujourd'hui, de très nombreux écrivains 
prétendent aimer l'enfer,
 ce qui montre seulement 
qu'ils ne le connaissent pas.
La haine de Proust pour le soleil, 
ou celle de Sartre pour les arbres, 
me parait révélatrice de cette société malade.
On fait du malheur une chose littéraire
qui est très bien portée. 
.
Le courage n'est pas de peindre cette vie
comme un enfer
 puisqu'elle en est si souvent un :
 c'est de la voir telle
 et de maintenir malgré tout
 l'espoir du paradis.

Christian Bobin
.

dimanche 24 janvier 2016

AU FOND DU TROU



Un homme tomba dans un trou et se fit très mal.

Un Cartésien se pencha et lui dit :
« Vous n'êtes pas rationnel,
vous auriez dû voir ce trou ».

Un spiritualiste le vit et dit :
« Vous avez dû commettre quelque péché ».

Un scientifique calcula la profondeur du trou.

Un journaliste l'interviewa sur ses douleurs.

Un yogi lui dit :
 « Ce trou est seulement dans ta tête, comme ta douleur ».

Un médecin lui lança deux comprimés d'aspirine.

Une infirmière s'assit sur le bord et pleura avec lui.

Un thérapeute l'incita à trouver les raisons 
pour lesquelles ses parents 
le préparèrent à tomber dans le trou.

Une pratiquante de la pensée positive l'exhorta : 
« Quand on veut, on peut ! »

Un optimiste lui dit : 
« Vous avez de la chance, 
vous auriez pu vous casser une jambe ».

Un pessimiste ajouta : « Et ça risque d'empirer ».

Puis un enfant passa,  et lui tendit la main...
.

Auteur inconnu
.

samedi 23 janvier 2016

NE PAS TOMBER



Seules deux options s'offrent à eux, 
il leur faut aller à droite ou à gauche, 
si seulement la vie pouvait être aussi nette, 
et les choix aussi déterminants. 
[...]
L'homme ne saurait éternellement s'autoriser 
les regrets et les pleurs, 
il lui faut parfois se contenter de vivre, s'y appliquer, 
ne s'appliquer à rien d'autre qu'à éloigner la mort, 
cet être noirâtre qui nous assaille perpétuellement, 
sauf qu'ici, dans ce bout du monde, 
elle est assurément blanche comme un linge 
et se confond avec la neige.

Je ne dois pas penser à la mort, 
mais me concentrer sur la marche, 
il suffit de me tenir droit, 
de ne pas tomber.
.
J.K. Stefansson
"la tristesse des anges"
.

vendredi 22 janvier 2016

DANS NOTRE VIE



Pour qu'une chose soit vraie
il faut qu'en plus d'être vraie
elle entre dans notre vie.
.
Christian Bobin
.

samedi 16 janvier 2016

CE QUE JE VEUX SAVOIR



Je ne m'intéresse pas à la façon dont tu gagnes ta vie,
Je veux savoir à quoi tu aspires,
Et si tu oses rêver de réaliser
le désir ardent de ton coeur.

Je ne m'intéresse pas à ton âge.
Je veux savoir, si pour la quête de l'amour et de tes rêves,
Pour l'aventure de te sentir vivre,
Tu prendras le risque d'être considéré comme fou.

Je ne m'intéresse pas aux astres qui croisent ta lune.
Je veux savoir si tu as touché le centre
de ta propre souffrance,
Si les trahisons vécues t'ont ouvert,
Ou si tu t'es fané et renfermé
par craintes de blessures ultérieures.

Je veux savoir si tu peux vivre avec la douleur,
la tienne ou la mienne,
Sans t'agiter pour la cacher,
 l'amoindrir ou la fixer.

Je veux savoir si tu peux vivre avec la joie,
 la tienne ou la mienne,
Si tu oses danser, envahi par l'extase
 jusqu'au bout des doigts et des orteils
Sans être prudent ou réaliste
et sans te souvenir des conventions
du genre humain.

Je ne m'intéresse pas à la véracité
de l'histoire que tu racontes.
Je veux savoir si tu es capable de décevoir quelqu'un
 pour rester fidèle à toi-même,
Si tu supportes l'accusation d'une trahison,
 sans pour autant devenir infidèle à ton âme.

Je veux savoir si tu sais faire confiance,
 et si tu es digne de confiance.
Je veux savoir si tu peux voir la beauté,
même lors des jours sombres
Et si tu peux trouver la source de ta vie
dans la présence de cette beauté.

Je veux savoir si tu peux vivre avec l'échec,
le tien ou le mien,
Et malgré cela rester debout au bord du lac
Et crier : "Oui !" au disque argenté de la lune.

Je ne m'intéresse pas à l'endroit où tu vis
ni à la quantité d'argent que tu as.
Je veux savoir si après une nuit
de chagrin et de désespoir,
Tu peux te lever et faire
 ce qui est nécessaire pour les enfants.

Je ne m'intéresse pas à ce que tu es,
 ni comment tu es arrivé ici.
Je veux savoir si tu peux rester
au centre du feu avec moi, sans reculer.
Je ne m'intéresse pas à ce que tu as étudié,
 ni où, ni avec qui. 

Je veux savoir ce qui te soutient à l'intérieur,
lorsque tout le reste s'écroule.
Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même,
Et si tu aimes véritablement
la compagnie de tes moments vides.
.
Oriah Mountain Dreamer
"L'invitation"



ETYMOLOGIE



Courage :
 le mot vient de l'ancien français "corage"
du latin "cor" : le coeur
.


jeudi 14 janvier 2016

CLAIR-OBSCUR



Il y a un temps où ce n'est plus le jour, 
et ce n'est pas encore la nuit. 
[...] 
Ce n'est qu'à cette heure-là 
que l'on peut commencer à regarder 
les choses, ou sa vie : 
c'est qu'il nous faut un peu d'obscur pour bien voir, 
étant nous-mêmes composés de clair et d'ombre.
.
Christian Bobin
"Lettres d'or"
.


mercredi 13 janvier 2016

LEGENDE DU CHEVALIER




Le travail de l’enfantement est dès lors engagé !
Une légende d’abord pour donner le ton : 
le chevalier à l’araignée.

Un chevalier a vu de ses yeux la terrible araignée 
dont le venin détruit les lieux qu’elle traverse. 
Il part à fond de train sur son cheval 
prévenir à la ronde tous les habitants, 
mais tous ceux qu’il rencontre 
se détournent avec effroi et s’enfuient.
Désemparé, il fait halte près d’une source 
pour donner à boire à sa monture… 
et voilà que, dans le reflet de l’eau, 
il peut voir enfin que l’énorme araignée 
est accrochée au cimier de son heaume.
.
Christiane Singer
"Où cours-tu, ne sais-tu pas que le ciel est en toi ?"
.


mardi 12 janvier 2016

GALAXIES




Chacun contient en lui 
des galaxies de rêves et de fantasmes, 
des élans inassouvis de désirs et d'amours, 
des abîmes de malheur, 
des immensités d'indifférence glacée, 
des embrasements d'astre en feu, 
des déferlements de haine,
des égarements débiles, 
des éclairs de lucidité, 
des orages déments....
.
Edgar Morin
.

lundi 11 janvier 2016

ETOILES DANS LA NUIT



Les choses profondes sont toujours préparées 
et enveloppées par une certaine obscurité : 
les étoiles n'apparaissent que dans la nuit.
.
Gustave Thibon
"L'échelle de Jacob"

samedi 9 janvier 2016

CLARTE



Le plus beau don que l'on puisse nous faire 
dans cette vie ténébreuse est celui de la clarté 
- quand bien même cette clarté nous tue.
.
Christian Bobin
.

vendredi 8 janvier 2016

OPPOSITION



Il y a des milliers de gens qui par principe s’opposent 
à l’esclavage et à la guerre mais qui en pratique 
ne font rien pour y mettre un terme ; 
qui se proclamant héritiers de Washington ou de Franklin, 
restent plantés les mains dans les poches à dire 
qu’ils ne savent que faire et ne font rien ; 
qui même subordonnent la question de la liberté 
à celle du libre échange et lisent, après dîner, 
les nouvelles de la guerre du Mexique
avec la même placidité que les cours de la Bourse
et peut-être, s’endorment sur les deux.

 Quel est le cours d’un honnête homme
et d’un patriote aujourd’hui ? 
On tergiverse, on déplore et quelquefois on pétitionne, 
mais on n’entreprend rien de sérieux ni d’effectif. 
On attend, avec bienveillance,
que d’autres remédient au mal, 
afin de n’avoir plus à le déplorer. 
Tout au plus, offre-t-on un vote bon marché,
un maigre encouragement, un « Dieu vous assiste » 
à la justice quand elle passe. 
Il y a 999 défenseurs de la vertu 
pour un seul homme vertueux.
.
Henry David Thoreau
"La désobéissance civile"
.

jeudi 7 janvier 2016

POISSONS DANS L'EAU



L'habitude rend insensible
à presque tout.
.
Christine de Suède
.
.
Nous vivons bien à l'aise, chacun dans son absurdité, 
comme poissons dans l'eau, 
et nous ne percevons jamais que par un accident
 tout ce que contient de stupidités 
l'existence d'une personne raisonnable. 
Nous ne pensons jamais que ce que nous pensons 
nous cache ce que nous sommes.
.
Paul Valéry
.

mercredi 6 janvier 2016

A MOITIE CUITS ?




A méditer, car c'est cruellement vrai : 

Imaginez une marmite remplie d'eau froide 
dans laquelle nage tranquillement une grenouille... 

Et puis : 
– Le feu est allumé sous la marmite, 
l'eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. 
La grenouille trouve cela plutôt agréable
et continue à nager. 

– La température continue à grimper.
L'eau est maintenant chaude, 
et c'est un peu plus que n'apprécie la grenouille. 
Elle se fatigue un peu, mais elle ne s'affole pas pour autant. 

– L'eau est cette fois vraiment chaude, 
et la grenouille commence à trouver cela désagréable. 
Mais elle s'est affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. 

– La température continue à monter, 
et la grenouille finit tout simplement par cuire. 
La grenouille est morte. 

Si la même grenouille avait été plongée 
directement dans l'eau à 50°, 
elle aurait immédiatement donné
le coup de patte adéquat 
qui l'aurait éjectée de la marmite. 
Cette expérience montre que lorsqu'un changement 
s'effectue d'une manière suffisamment lente, 
il échappe à la conscience 
et ne suscite la plupart du temps aucune réaction, 
aucune opposition, aucune révolte. 

Si nous regardons ce qui se passe dans notre société
 depuis quelques décennies,
nous subissons une lente dérive 
à laquelle nous nous habituons : 
– Des tas de choses qui nous auraient horrifiés
il y a 20, 30 ou 40 ans, 
ont été peu à peu banalisées 
et nous dérangent mollement à ce jour, 
ou laissent carrément indifférents la plupart des gens. 

– Au nom du progrès et de la science, 
les pires atteintes aux libertés individuelles, à la dignité, 
à l'intégrité de la nature, à la beauté et au bonheur de vivre, 
s'effectuent lentement et inexorablement 
avec la complicité constante des victimes, 
ignorantes ou démunies. 

– Les noirs tableaux annoncés pour l'avenir, 
au lieu de susciter des réactions
et des mesures préventives, 
ne font que préparer psychologiquement le peuple 
à accepter des conditions de vie décadentes,
voire destructrices.

 – Et le gavage permanent d'informations
de la part des médias 
sature les cerveaux,
qui n'arrivent plus à faire la part des choses...

Lorsque j'ai annoncé ces choses pour la première fois, 
c'était pour demain. 

Maintenant, C'EST AUJOURD'HUI !
 Alors si vous n'êtes pas, comme la grenouille,
déjà à moitié cuit, 
donnez le coup de patte salutaire
avant qu'il ne soit trop tard. 

.
Olivier Clerc
.

mardi 5 janvier 2016

TOUT M'APPARTIENT



16 mars 1941 :
Je touche ici un point essentiel.
Quand je trouvais belle une fleur,
j’aurais voulu la presser contre mon cœur ou la manger,
c'était plus difficile avec d'autre beauté naturelle,
mais le sentiment était le même, j'avais une nature
trop sensuelle, trop possessive dirais-je.
Soudain, tout a changé ;
par quelles voies intérieures, je l’ignore,
mais le changement est là…
Et cette rage de possession
– je ne trouve pas de meilleure formulation –
vient brusquement de me quitter.
Mille liens qui m’oppressaient sont rompus,
je respire librement, je me sens forte
et je porte sur toutes choses un regard radieux.
Et puisque, désormais libre,
je ne veux plus rien posséder,
désormais tout m’appartient
et ma richesse intérieure est immense.

Etty Hillesum
"Une vie bouleversée"
.

lundi 4 janvier 2016

LIBRE



...tu veux être libre de toutes les choses
qui te tirent en arrière, 
la routine, l'autorité, l'ennui, la gravité. 
Ce que tu n'as pas encore compris, 
c'est que tu es déjà libre, 
et que tu l'as toujours été. 
.
Richard Bach
Jonathan le goéland
.



dimanche 3 janvier 2016

CONTRE NOUS DE LA TYRANNIE



Ils sont vraiment extraordinaires, les récits de la vaillance 
que la liberté met au coeur de ceux qui la défendent ! 
Mais ce qui arrive, partout et tous les jours : 
qu'un homme seul en opprime cent mille
et les prive de leur liberté, 
qui pourrait le croire, s'il ne faisait
que l'entendre et non le voir ? 
Et si cela n'arrivait que dans des pays étrangers, 
des terres lointaines et qu'on vînt nous le raconter, 
qui ne croirait ce récit purement inventé ?

Or ce tyran seul, il n'est pas besoin
de le combattre, ni de l'abattre. 
Il est défait de lui-même, pourvu que le pays ne consente 
point à sa servitude. Il ne s'agit pas de lui ôter quelque 
chose, mais de ne rien lui donner.

Pas besoin que le pays se mette en peine 
de faire rien pour soi, pourvu qu'il ne fasse rien contre soi. 
Ce sont donc les peuples eux-mêmes qui se laissent, 
ou plutôt qui se font malmener, 
puisqu'ils en seraient quitte en cessant de servir. 

C'est le peuple qui s'asservit et qui se coupe la gorge ; 
qui, pouvant choisir d'être soumis ou d'être libre, 
repousse la liberté et prend le joug ; 
qui consent à son mal, ou plutôt qui le recherche... 
(…)

Certes, comme le feu d'une petite étincelle 
grandit et se renforce toujours, et plus 
il trouve de bois à brûler, plus il en dévore, 
mais se consume et finit par s'éteindre de lui-même 
quand on cesse  de l'alimenter, 
de même, plus les tyrans pillent, plus ils exigent ; 
plus ils ruinent et détruisent, plus où leur fournit, 
plus on les sert.

Ils se fortifient d'autant, deviennent de plus en plus frais 
et dispos pour tout anéantir et tout détruire. 
Mais si on ne leur fournit rien, si on ne leur obéit pas, 
sans les combattre, sans les frapper, 
ils restent nus et défaits et ne sont plus rien, 
de même que la branche, n'ayant plus de suc
ni d'aliment à sa racine,
devient sèche et morte.
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samedi 2 janvier 2016

PLOUTOCRATIE





J'appelle ploutocratie un état de société 
où la richesse est le nerf principal des choses, 
où l'on ne peut rien faire sans être riche, 
où l'objet principal de l'ambition est de devenir riche
où la capacité et la moralité s'évaluent généralement 
(et avec plus ou moins de justesse) par la fortune...
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Ernest Renan
"L'Avenir de la science"
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